Pourquoi certaines personnes détruisent ce qui pourrait leur faire du bien ?

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Introduction 

Tu as peut-être déjà observé ce paradoxe :

Une personne rencontre quelqu'un de bien... puis finit par créer de la distance.

Elle tient une opportunité qu'elle attendait depuis longtemps...puis commence à douter, à repousser ou à abandonner.

Elle veut changer, aller mieux, avancer...mais reproduit des comportements qui semblent aller contre ses propres intérêts.

Pourquoi faisons-nous parfois cela ?

​​​​​​​Pourquoi notre cerveau peut-il nous pousser à nous éloigner de ce que nous désirons pourtant profondément ?

Ce phénomène est souvent appelé auto-sabotage ou syndrome de l'imposteur.

Mais derrière ce terme se cache une réalité plus complexe.

Car dans beaucoup de situations, il ne s'agit pas d'une volonté consciente de se faire du mal.

Il s'agit souvent d'un mécanisme de protection qui cherche, à sa manière, à maintenir un équilibre connu. 

L'auto-sabotage : quand le cerveau privilégie le connu plutôt que le meilleur

​​​​​​​Notre cerveau n'a pas pour objectif principal de nous rendre heureux.

Son rôle premier est de nous protéger et de maintenir notre survie.

Pour cela, il s'appuie énormément sur ce qui est familier.

Même une situation inconfortable peut sembler plus "sécurisante" qu'un changement inconnu.

Notre cerveau a du mal à gérer l'incertitude.

​​​​​​​C'est pourquoi certaines personnes peuvent rester attachées à :

  • ​​​​​​​des relations insatisfaisantes, 
  • des habitudes qui les épuisent,
  • des schémas répétitifs,
  • des environnements qui ne correspondent plus à leur besoins.

​​​​​​​​​​​​​​Non pas parce qu'elles aiment souffrir.

Mais parce que leur système interne reconnaît cette situation.

​​​​​​​Le connu peut parfois sembler moins dangereux que l'inconnu.

​​​​​​​Pourquoi le changement peut déclencher une réaction de peur 

On imagine souvent que la peur apparaît uniquement face au danger.

Mais notre cerveau peut aussi percevoir le changement comme une forme d'incertitude.

Or l'incertitude demande une adaptation. 

Elle implique :

  • de perdre certains repères,
  • de sortir d'automatismes,
  • d'accepter de ne pas avoir le contrôle sur tout

​​​​​​​Pour une personne qui a appris à se protéger fortement, une relation saine ou une nouvelle opportunité peut paradoxalement provoquer une tension intérieure. 

La question inconsciente n'est pas toujours ;

"Est-ce que cette situation est bonne pour moi ?"

Elle peut être plutôt : 

​​​​​​​"Est-ce que cette situation est suffisamment connue pour que je me sente en sécurité ?"

Quand nos anciennes expériences influencent notre perception du présent

Nous ne réagissons pas uniquement à se qui ce passe aujourd'hui.

Nous réagissons aussi avec notre histoire. 

Une expérience passée peut influencer : 

  • nos attentes, 
  • nos interprétations,
  • nos projections sur l'autre,
  • notre manière de percevoir les intentions des autres.

​​​​​​​Par exemple : 

Une personne qui a vécu une relation où elle a été blessée peut interpréter une nouvelle proximité comme un risque.

Une personne qui a été fortement critiquée peut percevoir une remarque neutre comme un jugement.

​​​​​​​Le cerveau cherche des liens, des modèles pour anticiper ce qui pourrait arriver et y mettre un sens. Même si ce sens est erroné.

Mais parfois, il utilise d'anciennes informations pour analyser une nouvelle réalité.

Quand le corps se souvient avant même que la pensée intervienne

Si tu suis mes blogs ou mes publications depuis quelques temps, tu le sais je suis un adhérent à la théorie de la cognition incarnée.

Petit rappel de ce qu'est la cognition incarnée. C'est une théorie popularisée par Francisco Varela, Evan Thompson et Eleanor Rosch qui affirme que la pensée est influencée par notre posture, nos gestes, nos émotions et même par notre environnement.

Nous avons parfois l'impression que nos décisions sont uniquement guidées par notre réflexion.

Pourtant, nos réactions sont aussi influencées par ce que notre corps a appris au fil des expériences. 

Avant même d'avoir une pensée consciente, notre système nerveux peut détecter une situation comme familière, rassurante...ou au contraire menaçante.

Nous sommes, ici, en plein principes de la cognition incarnée : notre manière de percevoir le monde est liée à nos sensations corporelles, nos émotions et nos expériences vécues.

Exemple : 

Une personne qui a associé l'intimité à la souffrance peut ressentir une tension intérieure lorsque quelqu'un devient proche.

Elle peut alors chercher à prendre de la distance, non pas parce qu'elle ne veut pas de cette relation, mais parce que son système de protection interpréte cette proximité comme un risque.

La réaction arrive parfois avant l'analyse.

Le corps "prépare" une réponse, puis le cerveau cherche ensuite une explication cohérente pour éviter la dissonance cognitive. C'est la rationalisation.

"Changer ne consiste pas seulement à convaincre son esprit. Il faut parfois permettre au corps d'expérimenter une nouvelle réalité et faire évoluer ses croyances sur le monde." 

La boucle de l'auto-sabotage : quand la peur confirme ses propres croyances 

C'est là qu'un mécanisme intéressant peut apparaître.

Une peur crée une anticipation.

Cette anticipation influence une réaction. 

La réaction provoque ensuite une conséquence qui semble confirmer la peur initiale.

Exemple : 

"J'ai peur d'être rejeté". ➡️ Je deviens distant ou méfiant. ➡️ L'autre ressent une distance et s'éloigne. ➡️ Mon cerveau conclut : "J'avais raison, les gens finissent toujours par partir." 

La peur est alors renforcée.

Le cerveau apprend de cette expérience et la boucle devient plus difficile à interrompre.

Pourquoi comprendre ne suffit pas toujours à changer 

Une personne peut parfaitement comprendre son fonctionnement. 

Elle peut savoir : 

  • pourquoi elle agit ainsi, 
  • d'où vient son comportement,
  • ce qu'elle devrait faire différemment.

​​​​​​​Et pourtant continuer à reproduire le même schéma.

Pourquoi ?

Parce que les comportements ne sont pas uniquement guidés par la réflexion. 

Ils sont aussi influencés par :

  • les émotions, 
  • les automatismes,
  • le système nerveux,
  • les stratégies de protection apprises. 

​​​​​​​Comprendre est une étape nécessaire mais transformer demande souvent une nouvelle expérience pour agrandir sa zone de confort.

Comment sortir progressivement de l'auto-sabotage 

Je vais pas te laisser comme ça je vais te donner des pistes pour sortir peu à peu de l'auto-sabotage. 

1. Reconnaît que tu es dans un auto-sabotage

​​​​​​​Observe sans te juger. Une réaction n'est pas un forcément un défaut. 

Elle peut être un signal. 

2. Identifier ce que le comportement cherche à protéger ou quel est le besoin derrière  

Derrière une fuite, une fermeture ou une attaque, il y a souvent une intention de protection. 

3. Apprendre à tolérer l'inconfort du changement 

Le nouveau peut être inconfortable sans être dangereux. Reste un peu plus longtemps dans cet inconfort pour observer se qui se passe dans le corps, respire pour calmer le système nerveux. 

4. Créer de nouvelles expériences réparatrices 

Le cerveau apprend par la répétition un peu comme un joueur de tennis qui enchaîne les revers ou un musicien ses gammes. 

Chaque nouvelle expérience peut progressivement modifier certains automatismes. 

Conclusion 

Détruire ce qui pourrait nous faire du bien n'est pas toujours un manque de volonté ou une incapacité à être heureux. 

Parfois, c'est un ancien mécanisme de protection qui continue de fonctionner alors que la situation a changé. 

Notre cerveau cherche avant tout la sécurité, parfois pour notre plus grand malheur. 

Comprendre ces mécanismes permet de porter un regard plus juste sur soi-même.

Non pas pour trouver des excuses à ses comportements, mais pour mieux comprendre ce qui se joue réellement...et commencer à agir autrement. 

 

 Dit moi si cet article te parle en commentaire. Si tu souhaites sortir de cet auto-sabotage prend contact avec moi sur mon site. 


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Envoyé !

Anonyme
13 JUIN 2026 à 23:25

tres interessant merci

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